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          Lisez le chapitre 2 de la novella 3 : L'affliction
  
Lisez le chapitre 2 de la novella 3 : L'affliction
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Date : 05/04/2014






La novella 3 de L'Héritier de l'Eau, intitulée "L'affliction", est sortie le mois dernier sur Amazon.

Avant d'entamer sa lecture, nous vous conseillons de lire tout d'abord le tome 1 : La transformation, le tome 2 : La trahison, le tome 3 : La révélation, la novella 1 : L'illusion et la novella 2 : L'implantation.

Les 4 premiers chapitres (et uniquement ceux-là) de la novella 3 seront dévoilés sur ce site durant les mois de Mars et Avril.

L'HERITIER DE L'EAU
Novella 3 : L'affliction

Contacter l'auteur Auguste de Madec
Synopsis
Chapitre 1
Chapitre 2

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Chapitre 2


*** MARIE ***


Versailles (Empire d'Eurasie)
Mardi, 26 Mai 2141

        Je suis habillée d’une robe noire pour me plonger totalement dans mon rôle de femme de chambre. Ca m’a fait tout drôle, je dois dire. Avant ça, je n’étais pas forcément dans le coup mais mes vêtements n’ont jamais été aussi stricts et sobres. Je vais m’y faire avec le temps. Et d’après ce que m’a dit Cécile, je ne serai pas obligée de porter cette tenue dans le grand commun. Ce sera une obligation uniquement quand je serai en représentation. Bizarrement, c’est comme ça que Cécile m’a expliqué les choses. Dès qu’un membre de la Cour sera susceptible de me voir, je rentrerai automatiquement en mode de représentation. Comme pour une pièce de théâtre vivant, je devrai changer mon comportement de la même manière qu’une comédienne. Autrefois, les domestiques étaient réellement investis par leur devoir. Ils étaient si proches de la famille qu’ils servaient qu’ils ne ressentaient pas le besoin de feindre leur dévotion. Enfin pas systématiquement... Aujourd’hui, le monde a trop changé pour qu’on puisse retrouver une telle dévotion. Certes, un Empire est né mais les moeurs passées ne peuvent pas ressurgir comme par magie.
        Le discours de Cécile m’a rassurée un peu plus tout comme celui de Madame Castlenau précédemment. L’ambiguité est levée. Je ne suis pas une esclave. Je ris intérieurement. Si j’avais cru le contraire, je ne me serais jamais lancée dans cette aventure. Parce que c’est une aventure. Travailler au château de Versailles. Qui l’aurait cru il y a seulement deux ans ? Pas moi en tout cas. Je pleurais toutes les larmes de mon corps tous les soirs en suppliant le bon Dieu de me sortir de ma famille d’accueil. Mes prières ont été exaucées. Il ne faut pas que je rate cette aubaine. J’ai été prévenue. En cas de faute, je serai remerciée sans préavis. Une faute à ce niveau de la hiérarchie Impériale est impardonnable.
        Je profite des quelques minutes qui me restent pour m’installer dans mon nouvel appartement. Il a une superficie similaire à celle d’un studio et comme promis, tout le confort moderne. Alors que je m’apprête à faire quelques recherches supplémentaires sur mon navigateur Internet mobile, on frappe à ma porte. Je me précipite pour ouvrir.
        « Etes-vous prête, Marie ? », demande Madame Castlenau.
        « Oui, Madame. »
        Je la vois qui scrute ma robe. Elle se rapproche et me fait signe de tourner sur moi-même. Elle est sans doute à la recherche de tâches ou d’éventuels plis. Tout doit être impeccable. Cécile n’a pas manqué d’insister sur ce point. La Duchesse est à cheval sur l’apparence de son personnel. Les domestiques sont un reflet d’elle même auprès de ses invités. Ca me met d’autant plus la pression. Je suis une boule de nerfs. Je m’efforce de ne rien laisser transparaître.
        « Allons-y. »
        Le véhicule de tout à l’heure nous attend et Madame Castlenau reprend les manoeuvres. Il me semblait que cet automobile ne devait être utilisée qu’en de rares occasions...
        « Quand nous serons dans le corps central, vous ne parlerez que quand on vous donnera la parole. C’est une consigne très importante à suivre. »
        Elle me conseille tout en manipulant des leviers divers. Le bruit du vent couvre en partie sa voix. Le temps est trop précieux pour qu’elle me donne ses conseils autrement.
        « Oui, Madame. »
        « De même, vous ne quitterez le corps central que lorsque je vous le dirai. C’est une consigne spécifique pour aujourd’hui. Par la suite, vous pourrez partir dès que votre journée de service sera terminée. Evidemment, si sa Grâce vous donne un ordre alors que votre service est achevé, vous devrez tout de même vous exécuter. »
        « Oui, Madame. »
        « Marie, vous êtes consciente que cette première entrevue avec la Duchesse est cruciale pour la suite ? »
        « Oui, Madame. »
        Cécile m’a dit que si la Duchesse ne m’appréciait pas, je pourrais faire mes bagages dès ce soir. C’est pour ça qu’on me présente à elle avant même que je ne rencontre le reste du staff. Aucun besoin de perdre du temps sur ma formation si au bout du compte, je ne suis pas retenue. C’est la dernière étape de mon recrutement en quelque sorte. Plus on se rapproche de la cour de marbre et plus mes mains deviennent moites. Jamais aucun examen scolaire ne m’a mise dans un tel état de stress. Plus j’avance et moins je me sens prête.
        Le plomb doré qui orne les toits m’impose l’humilité. Je ne me sens pas digne de pénétrer dans ces lieux occupés par des hommes et femmes d’Etat extrêmement puissants. Mais c’est trop tard, je ne peux plus reculer. Nous sommes arrivées à destination. Madame Castlenau descend du véhicule et je la suis. Un valet nous ouvre et après avoir déambulé à travers les couloirs pendant une éternité – c’est comme ça que je le ressens – Madame Castlenau stoppe sa marche et se retourne vers moi. Elle a le visage tendu.
        « Sa Grâce vous accueille dans les grands appartements du Roi. Comme vous le savez sans doute, il s’agit d’une chambre d’apparat utilisée autrefois par les Rois de France. »
        J’ai la gorge sèche et l’estomac noué. Qu’est-ce qui m’a pris de me lancer là dedans ? Je suis folle. J’acquiesce bêtement devant les propos de la gouvernante générale. Si je bouge, j’ai peur de défaillir.
        « Vous êtes prête ? »
        Non...
        « Oui, Madame. »
        « Souriez, Marie. Je ne vous conduis pas à la guillotine. »
        Elle se retourne et ouvre les portes de la chambre. Sa pointe d’ironie n’a rien arrangé. Je suis pétrifiée. Je dois avancer pourtant. C’est comme si une force invisible tentait de me retenir en arrière à chacun de mes pas.
        Et puis, je la vois. Ou plutôt je vois son dos. Son dos recouvert d’une chevelure brune. Son dos en partie dénudé. Deux femmes de chambre s’activent pour terminer de l’habiller. Je suis contente de ne pas être entrée plus tôt. Cette première rencontre n’en aurait été que plus embarrassante.
        « Votre Grâce ? »
        Madame Castlenau signifie notre présence. La Duchesse de Versailles se retourne et je découvre pour la première fois son visage. En vrai. Elle est d’une beauté époustouflante. Je ne crois pas avoir jamais rencontré une femme plus belle qu’elle auparavant. Son maquillage la met évidemment en valeur mais ce n’est pas de la magie. Elle est stupéfiante et j’en reste d’ailleurs stupéfaite.
        « Ah, Castlenau ! Que m’apportez-vous là ? »
        La Duchesse me dévisage et presse le pas dans ma direction. Sa robe est plus longue que ses jambes et je crains qu’elle ne marche dessus et ne trébuche. Ce n’est pas le cas.
        « Il s’agit de Marie, votre Grâce. Elle sort tout juste du lycée de Versailles. »
        Elle me regarde avec ses grands yeux marrons. Des yeux qui pourraient m’hypnotiser si je ne faisais pas attention. Elle est à ce point charismatique.
        « Voyez-vous ça. Et Marie, vous souhaitez travailler au château pour moi ? »
        Je manque de peu de m’étrangler.
        « Oui, votre Grâce. »
        J’accompagne ma réponse d’une révérence. Dans ma précipitation, j’ai omis de la faire à mon entrée.
        « Et comment trouvez-vous le château ? »
        « Divin, votre Grâce. »
        C’est la réponse que m’a donnée Cécile. Elle m’a prévenue que la Duchesse appréciait les analogies divines dès qu’il était possible de les glisser.
        « Et que pensez-vous du salon de Venus ? »
        Le salon de Venus ?
        « Ce salon, votre Grâce ? »
        « Oui. »
        Je pivote la tête vers Madame Castlenau pour savoir comment répondre. Elle reste parfaitement stoïque et fait mine de ne pas me voir. Ca doit être un test. Non ?
        Mais si ça n’en est pas un, je prends le risque de tout gâcher. Que faire ?
        « Je vous sens troublée, Marie », me dit la Duchesse.
        Quoi dire ?
        « C’est que... votre Grâce... »
        « Oui ? »
        « Il me semblait que... Mais je me trompe très certainement... »
        « Oui ? »
        « Il me semblait qu’il s’agissait du salon de Mercure. »
        La Duchesse affiche alors un large sourire et je vois les deux femmes de chambre derrière elle qui en font autant. J’en déduis que j’ai réussi le test. Dans mon trouble, je n’avais même pas réalisé qu’une des femmes de chambre était en fait Cécile.
        « Bienvenue au château, Marie. J’espère que vous y serez heureuse. »
        « Merci, votre Grâce. »
        L’entretien est déjà fini.
        « Quand commence Marie, Castlenau ? »
        « Demain, votre Grâce. »
        Elle se tourne de nouveau vers moi.
        « Parfait. Je suppose qu’on vous l’a déjà dit à plusieurs reprises mais je me permets d’insister. C’est une règle primordiale dans cette maison pour tout le personnel. Vous ne devrez en aucun cas vous mêler aux conversations avec les invités de Versailles sans autorisation préalable. Comme le disait le Roi Soleil : Il est très malaisé de parler beaucoup sans dire quelque chose de trop. »

A SUIVRE...

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Les romans d'Auguste de Madec sur Amazon
L'Héritier de l'Eau - Tome 1 : La Transformation
L'Héritier de l'Eau - Tome 2 : La Trahison
L'Héritier de l'Eau - Tome 3 : La Révélation
L'Héritier de l'Eau - Novella 1 : L'Illusion
L'Héritier de l'Eau - Novella 2 : L'Implantation
L'Héritier de l'Eau - Novella 3 : L'Affliction
L'Héritier de l'Eau - Cycle 1 : La Transformation, La Trahison, La Révélation, L'Illusion





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