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          Lisez le chapitre 3 de la novella 3 : L'affliction
  
Lisez le chapitre 3 de la novella 3 : L'affliction
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Date : 13/04/2014






La novella 3 de L'Héritier de l'Eau, intitulée "L'affliction", est sortie le mois dernier sur Amazon.

Avant d'entamer sa lecture, nous vous conseillons de lire tout d'abord le tome 1 : La transformation, le tome 2 : La trahison, le tome 3 : La révélation, la novella 1 : L'illusion et la novella 2 : L'implantation.

Les 4 premiers chapitres (et uniquement ceux-là) de la novella 3 seront dévoilés sur ce site durant les mois de Mars et Avril.

L'HERITIER DE L'EAU
Novella 3 : L'affliction

Contacter l'auteur Auguste de Madec
Synopsis
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3

Télécharger les premiers chapitres au format Pdf

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Chapitre 3


*** MARIE ***


Versailles (Empire d'Eurasie)
Jeudi, 28 Mai 2141

        « Alors la nouvelle, ça te plaît ici ? Ton pôpa et ta môman ne te manquent pas trop ? »
        La nouvelle, c’est moi. Celle qui me pose la question, c’est une des cuisinières. Nous sommes tous rassemblés dans une grande salle de réception. Quand je dis tous, je parle des serviteurs exclusivement. Et quand je dis salle de réception, je veux dire cafétéria façon ancien Régime. Les murs sont couverts de dorures, de peintures gigantesques, le plafond est signé par les artistes les plus talentueux… Difficile de parler de cafétéria à Versailles…
        Depuis hier, cette fille n’a pas retenu mon prénom. En même temps, je ne connais pas plus le sien. Il y a tellement de personnes qui travaillent ici. C’est une véritable fourmillière avec un mouvement permanent. L’agitation ne s’arrête jamais au château. Ca donne une ambiance électrique et j’adore ça. C’est aussi pour ça que j’ai préféré venir travailler ici plutôt que de postuler à un emploi plus classique. Il y a des moments où je me sens surqualifiée. Pourtant, je ne le suis pas. Aucun diplôme pour prouver mes compétences.
        Une énorme table est dressée au centre de la pièce. Chacun vient s’y installer pour manger son repas ou une partie de son repas dès qu’il en a l’occasion. Un buffet renouvelé en continu permet de ne jamais ressentir la faim. Ce ne sont pas des mets d’un grand raffinement mais ils valent largement ce à quoi j’avais droit dans ma famille d’accueil.
        Hier, j’ai assisté aux petits rituels de la journée en tant que spectatrice. Madame Castlenau m’a présenté mes tâches quotidiennes sommairement puis c’est Cécile qui a pris la relève. Etant femme de chambre de la Duchesse de Versailles depuis huit mois, elle maîtrise très bien l’exercice. Ses conseils me sont infiniment précieux. Pour l’avoir suivie comme un petit chien pendant un jour complet, je commence à la considérer comme une grande soeur. Elle se montre bienveillante et même si c’est une corvée pour elle de me prendre sous son aile, elle le cache bien.
        « C’est Marie. C’est si difficile que ça à retenir pour toi, Thérèse ? »
        Cécile vient à mon secours. Elle a su se faire une place ici. Ca se sent. Face à son autorité, la Thérèse en question baisse la tête et pioche dans sa salade de légumes. Cécile se retourne vers moi.
        « Ne fais pas attention à elle. Elle est aigrie depuis son arrivée au château. Elle s’en prend systématiquement aux nouveaux venus. Ignore-la et tout se passera bien », me dit-elle dans un sourire.
        « Pour mes parents… »
        Elle secoue la tête pour me couper.
        « Oublie cette mégère. C’est tout à fait normal que tes parents te manquent… »
        A mon tour de l’interrompre.
        « Non, pas du tout. Ils ne me manquent pas du tout. »
        « Ah bon ? », s’étonne-t-elle en remplissant son verre d’eau.
        « En fait, mes parents ne sont pas mes parents… »
        Je bafouille comme à chaque fois que je dois aborder le sujet. Ca me rend nerveuse. Je n’aime pas parler de moi.
        Cécile lève un sourcil, perplexe.
        « Comment ça ? »
        « Enfin je veux dire, ce ne sont pas mes parents biologiques. »
        « Oh ! »
        Quelques-uns des serviteurs se tournent vers nous face à l’exclamation de Cécile. Nous devons être une dizaine tout au plus attablés à cette heure. Les valets et autres serviteurs de table se préparent pour le dîner. Des invités de renom sont attendus. Nous avons passé deux heures dans la chambre de la Duchesse pour que sa tenue soit impeccable. Elle ne laisse rien au hasard. Elle était facilement irritable et j’ai senti à quelques reprises que ma maladresse l’agaçait. Comme je débute, elle a su se montrer indulgente.
        « Ca explique des choses alors… », dit Cécile de manière mystérieuse en fixant un point invisible en face d’elle.
        « Qu’est-ce que tu veux dire ? »
        Je me permets de la tutoyer parce qu’elle doit être à peine plus âgée que moi. Ca serait trop bizarre de la vouvoyer. Le contexte s’y prêterait mais bon…
        « Ne te vexe pas mais je décèle un certain manque de confiance en toi dans ton attitude. Je me trompe ? »
        « Non. »
        Je me plonge dans mon assiette de riz. Je deviens silencieuse dans la seconde. Je pensais que Cécile ne me jugeait pas. Qu’elle n’était pas comme les autres. Pourtant…
        « Désolée, Marie. Ca ne me regarde pas. On ne se connaît pas assez pour que je sois aussi franche. Sache seulement que ce n’était pas un reproche. »
        « Je sais. »
        Ma voix est cassée quand je prononce ces deux mots. On dirait une enfant blessée. C’est plus fort que moi. Ce genre de réflexion me blesse systématiquement.
        « C’est dommage parce que tu n’as aucune raison d’être mal à l’aise. Tu es tellement jolie. »
        Sa remarque m’oblige à lever la tête pour voir si elle se moque de moi.
        « T’es sérieuse ou tu te fiches de moi ? »
        « A ton avis, pourquoi Thérèse t’a attaquée tout à l’heure ? »
        « Je croyais qu’elle s’en prenait à tous les nouveaux venus… »
        Je me montre ouvertement sarcastique. Je peux lire la gêne sur le visage de Cécile. Elle reprend une gorgée d’eau, certainement en train de chercher une porte de sortie. Je m’amuse à la manipuler de la sorte. Ce n’est pas méchant. Il faut juste qu’elle me prenne pour moins naïve que je ne suis.
        « Disons que Thérèse est d’autant plus virulante que la jeune fille nouvellement arrivée est belle. Et tu es très belle, Marie », me dit-elle en posant son verre.
        Elle semble sincère. Du coup, je rougis. Je ne suis pas habituée à ce genre de compliment appuyé.
        « Je ne sais pas quoi dire. »
        « Je précise que je ne suis pas attirée par les filles, Marie », glisse-t-elle en ricanant.
        Cet échange complice me donne du baume au coeur. Je suis de plus en plus convaincue que Cécile deviendra une bonne amie. Ou au moins une alliée. Et j’en aurai besoin si toutes les femmes sont aussi virulentes que Thérèse.
        « Vous savez qui vient dîner ce soir, les filles ? »
        Je me retourne pour découvrir à qui appartient cette voix masculine que je ne reconnais pas. En fait, je ne reconnais aucune voix. Il y a trop de gens. Je vais mettre du temps avant de pouvoir associer certains visages à des prénoms.
        « On t’écoute, Romuald », lance Cécile en posant ses coudes sur la table.
        Elle exagère volontairement l’attention qu’elle porte au jeune homme. Si j’en crois sa tenue vestimentaire, c’est un valet. Il va sûrement servir au repas de gala.
        « Le Marquis de Tokyo ! »
        Il trépigne sous nos yeux. J’avoue que j’en reste sans voix.
        « Qu’est-ce qu’il vient faire ici ? », s’interroge Cécile.
        « Apparemment, le Marquis et la Duchesse se connaissaient bien avant l’Empire. »
        « Ah bon ? »
        Je ne peux pas retenir ma surprise et ma question sort sans mon contrôle. Vu la tête de Romuald, j’ai dû dire une énorme bêtise. Je me tourne vers Cécile pour chercher son soutien mais pour une fois, elle ne vient pas à mon aide. Elle me regarde comme si j’étais une cause perdue. Elle finit par desserrer les lèvres.
        « Marie, tu es au courant que la Duchesse est une native d’Asie, non ? »
        Quelle idiote je suis ! Je me donne une tape sur le front pour leur montrer que les pièces du puzzle se sont désormais emboîtées. J’espère les avoir persuadés que je ne suis pas inculte.
        « Et vous savez quoi d’autre ? »
        Romuald reprend son interrogatoire. Je ne sais pas s’il est toujours dans cet état mais son excitation est presque déstabilisante. On dirait qu’il est chargé à la caféine.
        « Quoi, Romuald ? », demande Cécile, presque blasée.
        Ce n’est pas tant les informations qu’il nous livre qui sont inintéressantes que le ton qu’il se croit obliger d’employer. Il en fait des tonnes en somme. Il me fait penser aux gros lourds de mon lycée qui se croyaient subtiles quand ils me draguaient.
        « Le Marquis était à l’Opéra de Tokyo hier ! »
        Ma mâchoire manque de se décrocher. Il a toute mon attention…

A SUIVRE...

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Les romans d'Auguste de Madec sur Amazon
L'Héritier de l'Eau - Tome 1 : La Transformation
L'Héritier de l'Eau - Tome 2 : La Trahison
L'Héritier de l'Eau - Tome 3 : La Révélation
L'Héritier de l'Eau - Novella 1 : L'Illusion
L'Héritier de l'Eau - Novella 2 : L'Implantation
L'Héritier de l'Eau - Novella 3 : L'Affliction
L'Héritier de l'Eau - Cycle 1 : La Transformation, La Trahison, La Révélation, L'Illusion





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